. Technique et verre

Dépolir du verre avec des galets

Dépolir du verre avec des galets de rivière. C’est une idée qui peut sembler bien étrange. Quel rapport peut-il y avoir entre des galets et du verre à vitre…

galets blanc

Pourquoi dépolir du verre.

Retrouver de l’intimité

De quoi s’agit-il ?  dépolir du verre c’est rendre opaque à la vue un vitrage au départ transparent tout en gardant si possible la possibilité de laisser entrer la lumière.

Cela peut-être par nécessité, pour des besoins d’intimité comme dans une salle de bain ou une chambre à coucher. Mais aussi à des fins plus décoratives en agissant sur les jeux de lumières produits par une gravure par exemple. L’un d’ailleurs n’empêchant pas l’autre…

Mr AUBRIOT vers 1877

comment dépolir du verre

Vers 1877 un certain Mr Aubriot fabrique du verre dépoli ” Mousselines “. Il expose devant la commission d’encouragements des Arts Chimiques sa nouvelle invention. Un processus industriel pour ses fabrications.

 

Ce qui est intéressant c’est qu’il commence son exposé en décrivant les différentes manières d’opacifier ou dépolir du verre à vitre à son époque.

 

« On sait les usages nombreux des verres dépolis dans l’art de construire. A ce jour plusieurs moyens ont été proposés pour enlever au verre à vitre sa transparence. Cette caractéristique est plus particulièrement nuisible dans un certain nombre de cas. Mais bien souvent cela n’a d’autres conséquences que de diminuer cette translucidité »

NDL : Au 19ème siècle, le besoin d’obtenir des vitrages laissant moins passer la vue, ouvre la voie aux différents moyens d’altérations pour dépolir du verre.

Dépolir le verre par acide

« D’abord on peut aussi altérer par l’acide fluorhydrique, ou les fluorhydrates, la surface du verre pour la rendre mate.

NDL : Ce procédé pour dépolir du verre est aujourd’hui artisanalement obsolète et dangereux pour la santé et l’environnement. Les produits utilisés sont hautement toxiques et règlementés.

Abrasion de surface

« Ensuite il y a la possibilité de dépolir le verre à vitre en usant  la surface par frottement avec un corps dur (Emeri). Il s’agit là des mêmes conditions que celles employées pour le dressage du verre à vitre, ou verre à glace, sans atteindre le poli des miroirs… »

NDL :  Dressage des verres à vitres signifie rectification de la surface vitrée à l’aide de frottements manuels ou mécaniques à l’aide d’abrasifs. Le but était d’obtenir des surfaces allant de verres dépolis unis à des vitrages totalement polis (doucissage).

Jet de sable

« Pour finir soit ainsi qu’on l’a fait récemment (1872) :  par projection de sable animés d’une très grande vitesse sur la surface à dépolir. »

NDL : Mr Aubriot nous parle la du premier procédé de sablage inventé à par un Certain Mr Tilghman aux Etats-Unis en 1872. Ce procédé consiste à dépolir du verre par projection d’abrasifs. Il n’entrera dans les miroiteries que vers 1900. Le sablage du verre trouvera ensuite ses premières lettres de noblesses au cours de la période Art-Déco.

Georges Bontemps 1868

Des galets de rivières

Machine a dépolir du verre

Georges Bontemps maître de verrerie à Choisy le roi de 1826 à 1842 est un des verriers le plus influents du 19ème siècle. En 1868 il écrit son Guide du verrier. A la page 734 de son ouvrage conséquent, il propose un procédé original en vigueur à son époque.

 

UNE MÉTHODE ASSEZ EXPÉDITIVE

En fait le procédé proposé par G. Bontemps pour dépolir du verre est radical et assez brutal. Il s’agit tout simplement de mettre en mouvement des galets de rivière et de la poudre d’émeri déposée sur un vitrage dans une caisse à laquelle on imprime un mouvement de balancier. Ce mouvement de va et vient par gravité produit un frottement des galets sur la surface vitrée provoquant ainsi une abrasion directe qui dépoli le verre peu à peu.

Sources et liens.

Fabrique de verres décorés Picard.

Ce cinquième article sur d’anciens ateliers de décorations sur verres et glaces fait suite à de nouvelles acquisitions de documents datés de 1903 sur la société Picard et Cie.  Avant tout cet article est complémentaire à la page verres diamantés ou l’histoire et les procédés de cette fabrique de verres décorés, y sont beaucoup plus détaillés.

Verre à vitre Picard 1872 à 1942

Une société de l’Est de la France

Verres de montres Picard

Moulin Désalme Lunéville

Avec la fabrique de verres décorés Picard et Cie puis C.CH Picard successeur nous entrons dans un atelier verrier des plus influents d’avant 1914. Hormis pour les répertoires des monuments historiques, cet atelier verrier tout comme ses contemporains, Lémal – Raquet, Prost ou Bouvais a sombré dans l’oubli. Son savoir-faire a aujourd’hui totalement disparu comme tant d’autres en France.

D’abord originaire de Strasbourg puis Lunéville en passant par sarrebourg, cette compagnie produit d’abord des verres de montres dans un ancien Moulin sur la vezouze. Elle possède vers 1892 une succursale au 84 Quai Jemmapes à Paris ou elle présentait ses productions, comme le verre opale coulé servant aux revêtements muraux, installations sanitaires ou électriques. Elle fabrique aussi du verre diamanté et des enseignes vitrifiées.  Après 1892, elle change d’adresse et installe des ateliers importants aux 111 et 113 Rue Reuilly à Paris, après 1903 la société sera reprise par Charles Gaston Picard qui l’installera ensuite rue Pascal toujours à Paris après 1920.

Picard et Cie 1900

Entête Picard & Cie Paris 1900

Verre a vitres et glaces Picard 1913

Atelier verrier CH. G. Picard Paris 1903

Sur la piste du verre diamanté

NDL: ” En ce qui me concerne j’ai commencé à reproduire ce type de verres décorés sans connaître ni leurs origines ni leurs noms dès 1997 pour l’hôtel de la cité à Carcassonne et une verrière de jardin privée située à Béziers. Ce fut même mes premières commandes en tant qu’artisan. Ce n’est qu’en 2013 lors de l’acquisition d’un ancien catalogue du Miroitier Codoni Paris 1908, que j’ai d’abord découvert le terme « verre diamanté » plus exactement : « Verre à vitre diamanté sur émaux de couleur ».

 

Une Fausse Piste

 

Comme il s’agissait de travail du verre à froid, j’ai d’abord suivi la piste des miroitiers  pensant qu’ils étaient les auteurs de ce type de fabrications bien spécifiques. Mais c’était sans compter sur les capacités de l’industrie verrière de l’époque. En effet au fil des contacts, et des acquisitions comme pour le verre mousseline, je retrouvais, des modèles très similaires un peu partout en France m’amenant à penser qu’il y avait peut-être quelques part une fabrique de verres décorés diamantés plus importante à l’origine de ces productions complexes et fragiles. Début 2018 lors de la découverte du fond d’archive conséquent de l’atelier de gravure sur verre et glace Leleu et Fils Lille 1898, quelques documents en très mauvais états m’amenèrent entre-autre sur la piste de la Maison Picard et Cie

En conclusion la découverte de ces documents d’ archives a profondément modifié ce que je croyais savoir sur les métiers verriers de cette époque. Confirmant une industrialisation et commercialisation massive des vitrages décoratifs de la fin du 19ème siècle.

Verre gravé diamant oriental

Verre diamanté Picard Modèle 650 Oriental  (reproduction 2018)

Catalogue de la Fabrique de verres décorés Picard.

Récemment acquis ce catalogue “Fabrique de verres décorés Picard et Cie” est dans un état exceptionnel il date de 1903. Il permet surtout de remettre dans leurs contextes les documents précédemment découverts.  D’abord on y retrouve les planches couleurs de modèles des verres décorés diamantés commercialisés. Ensuite on y trouve bien sûr des motifs de verres mousselines fabriqués soit par dépolissage à l’acide, soit par émaillage au sein même de ces mêmes ateliers. Il y a également des modèles de grands vitrages gravés par acide, et bien sûr des vitraux, d’églises ou d’appartements.

Catalogue fabrique de verres décorés

Fabrique de verres décorés Picard Paris 1903

Fabrique de verre mousseline en couleur

Mousseline sur verre plaqué couleur

Ancien motifs de gravure sur verre

Motifs de gravure sur verre à l’ancienne

Ancien verre à vitre

Verre à vitre et glace diamantée

Modèle de vitrage ancien 1900

Modèle de gravure sur verre diamanté

Verre mousseline Picard 1900

Planche de verre mousseline

Verre ancien en couleur

Panneaux de verres en couleur

filet pour la gravure sur verre

Modèle de filet gravé sur verre

Modèle de bordure dépolie

Panneaux de verre avec bordure

Une découverte attendue depuis longtemps.

NDL: ” C’est La planche ci-dessous nommée « Coins gravés à la roue » qui a retenue toute mon attention. Elle présente des modèles de petites fleurs, étoiles, épis gravés sur couleur qui ornaient les angles des portes anciennes ajourées.  En fait cela faisait longtemps que je recherchais des données commerciales sur ces petits vitrages. Expérimentant moi-même avec difficultés ce type de gravure mécanique à la meule, aux vues des carreaux originaux quasi parfaits et identiques les uns aux autres, je soupçonnais également à juste titre, l’existence de sociétés et fabrique de verres décorés à la roue…”

ancien coin en verre gravure a la roue

Carreaux de verres gravés à la meule

Verres décorés par acide

Panneau de verre gravure acide

Panneau de verre gravé à l’acide

ancienne vitre bistro

Vitrine ancienne modèle brasserie

Ancienne glaces 1900

Glace décorative ancienne

vitre gravure a l'ancienne

Modèle pour la fabrication de verre gravé

modèle de vitrage de 1900

Gravure sur verre modèle à l’acide

Vitrine de restaurant gravure à l'acide

Vitrine de restaurant Paris 1900

Verres gravés diamant

Fabrique de verres gravés à l’acide diamantés

modèle de décors style empire

vitre ancienne style empire

Modèle de paysage gravure sur verre

Paysage gravure sur verre

Vitraux et Peinture sur verre

Vitrail 19 eme siecle

Modèle de vitrail 1900

Modèles de vitraux ancien

Vitraux d’appartement 1900

Ancien verre imprimé peint

Panneaux de verres décorés imprimés

Remerciements et Sources

  • Tout d’abord Un grand Merci à Monsieur Van Lierde pour sa visite…
  • Remerciements a l’efficace réseau Genverre pour ses recherches sur la famille Picard.
  • Ainsi qu’au musée de la mémoire verrière du Boussois pour leur document précieux.

Merci de respecter mon travail de chercheur, en citant au moins les sources. @bientôt.   C. Fournié. Novembre 2018

Marmorite, Opaline et Marbrite Fauquez

 Pierre de Verre de Louis-Antoine Garchey

Action de la Pierre de verre de Louis-Antoine Garchey

Un “nouveau” produit verrier

Présent dès 1900

Parmi les multiples entêtes des fabricants de décors sur verres après 1900, on trouve souvent cité:

  • la Marmorite,
  • l’Opaline,
  • le verre noir,
  • la Marbrite.

 

Ces appellations ne vous diront très probablement rien, c’est normal, ces types de produits verriers opaques unis ou marbrés ont tous entièrement disparu de nos jours.

 

Des produits verriers de revêtements.

Ces produits verriers sont tous de la même famille appelée produits verriers de revêtements.  Voici ce qu’écris Saint -Gobain vers 1930 dans son catalogue Aniche, le Boussois sur les produits spéciaux.

“L’opaline, les Marmorites et le verre noir sont des produits vitrifié opaques, d’une très grande dureté, inattaquables par les acides et inaltérables à l’air. Ces produits possèdent un pouvoir isolant, identique à celui du verre. Ils ne sont ni poreux, ni gélifs (ne gèle pas), ne s’imprègnent et ne ne se craquèlent pas “

 

Il s’agit surtout de dalles de verres coulées à plat d’épaisseurs variable de 6 à 19 M/M teintées chimiquement dans la masse. Cette famille de produit vient essentiellement d’une invention nommée “Pierre de Verre”  brevetée par Louis-Antoine Garchey (1858-1935) à la fin des années 1880. Ses Brevets furent ensuite cédés à la société St-Gobain Chauny et Cirey vers 1903.

 

En résumé ces vitrages opaques, imitaient la surface poli du Marbre sans en avoir les inconvénients en termes d’entretiens, de découpes, façonnages, défauts de surfaces compositions, disponibilités et prix.

Les verres opaques Saint-Gobain 1930

Marmorite, Opaline et Marbrite, produits verriers de revêtements.

La MARMORITE

Un nom prédestiné

C’est le plus commun de cette famille des produits verriers de revêtements. C’est aussi le plus facile à reconnaître, poli très régulier sur le dessus, la marmorite est le plus souvent striée sur le dessous. Mais il existe des productions polies sur les deux faces suivant les options proposées. Noire ou blanche la Marmorite pouvait aussi être colorée.

 

En France avant 1914 elle était présente en production sur le site de la glacerie de Cirey et faisaient partie des produits spéciaux commercialisés par Saint Gobain.

 

L’origine exacte du terme “Marmorite” est inconnu. Contrairement à notre époque, il n’existait pas encore de dépôt officiel de nom de Marque ou de Produit en 1900. Cela dit on peut raisonnablement supposer que ce terme provienne du mot Latin marmor, oris, marbre, marmoréen, enne, adjectif Marmorin : Qui a l’apparence du Marbre. Ce terme vient-il de son inventeur Louis-Antoine Garchey ou un de ses collaborateurs ? ou était-il présent auparavant dans le vocabulaire verrier ? la question reste sans réponse. Cela dit, comme toutes inventions de mots dans la conception d’un produit et de son utilisation ce n’est pas souvent le fruit du hasard, mais plutôt le fruit d’une longue réflexion… Publicitaire de nos jours mais très probalement plus symbolique a la fin du 19ème siècle …

marmorite Rouge griotte

Marmorite rouge griotte

Cirey, vestiges de verre

Cirey, vestiges de Marmorites.

Marmorite blanche

Morceau de Marmorite blanche

Marmorite reste de fonte

Reste de fonte de Marmorite (Cirey)

Sous face striee de la marmorite

Face striée de la marmorite

Marmorite rouge

Marmorite Rouge glacerie de Cirey

verre ancien noir

Verre noir

Ou peut-on encore la voir ?

Noire le plus souvent

C’est surtout en noir ou en Blanc que l’on peut avoir des chances d’en trouver encore dans les constructions anciennes et autres anciens commerces. En Fait on peut plus surement la trouver dans les cimetières. En effet, la marmorite à été très prisée par les ateliers de gravures sur verres dès 1900 notamment pour la gravure de plaques mortuaires, ou commémoratives. On peut aussi l’associée à la démocratisation et aux évolutions des procédés de gravures par jet de sable. On trouve même le terme “Marmographie” (gravure d’enseigne sur marmorite). ***  dans des publications de l’époque.

 

Ce produit verrier se prêtait particulièrement bien à la dorure, ou la mise en couleur de lettrages, soit pour la réalisation d’enseignes, tableaux réclames, ou devantures de magasins comme chez le graveur BOUVAIS à Paris…  ou entre autre dans le funéraire comme chez le verrier Albert GERRER à Mulhouse.

plaque marmotite A.Gerrer

Catalogue Marmorite Funéraire Albert Gerrer

Enseigne Bouvais 1927

Glace décorative Bouvais Paris 1927

Enseigne ancienne

Modèle d’enseignes de 1900 Bouvais Paris.

Enseignes Bouvais

Bouvais Gravure sur Marmorite et Opaline

Lettrages gravure sur verre

Modèles de lettres gravées sur verre

Verre Opaline.

Un coté Translucide

A première vue l’aspect de la marmorite et de le verre opaline semble très similaire. Les différences principales sont :

 

  • D’abord une planéité plus irrégulière de la surface polie
  • Ensuite, une surface granuleuse en sous face
  • Enfin, même en forte épaisseur, le verre Opaline est plus translucide et laisse passer de la lumière.
Verre opale Blanc

Opaline Blanche

Verre opaline sous face

Opaline sous face

Panneau en opaline

Panneau électrique en verre opaline

Le verre opaline se prêtait bien à la réalisation de plateau de table, et autres mobiliers art-déco des années 30. La compagnie Internationale des Wagons-Lits l’a notamment utilisé pour ses dessus de toilettes de luxe.  

 

On le trouvait aussi dans les installations sanitaires en séparations d’urinoirs, et dans le domaine médical en revêtement mural pour les salles d’opération ou les laboratoires.

 

A signaler aussi les capacités isolante de l’opaline qui en faisait un produit idéal pour la réalisation de tableau de distribution dans l’industrie électrique de l’époque.

 

L’installation de l’opaline pouvait se faire soit par collage au mastic, soit par perçages et vissages.

Marmorite et Opaline Finitions et teintes :

Un choix coloré

Dimensions de productions.

Soit une face polie, une face striée pour la Marmorite, une face polie une face rugueuse pour le verre Opaline.

  • 9 à 11 M/M dimensions maximum: 3240 x 1710 M/M
  • 14 à 16 M/M : 3450 x 2100 M/M
  • 20 à 22 M/M : 3000 x 2100 M/M

Soit les deux faces polies.

  • 6 à 8 M/M dimensions maximum: 3180 x 165 M/M
  • 11 à 13 M/M : 3390 x 2040 M/M
  • 17 à 19 M/M : 3000 x 2100 M/M

A noter les différences d’épaisseurs  de 3 M/M entre les deux versions, qui s’expliquent très probablement par le doucissage mécanique à froid de la face non poli après fabrication.

 

Teintes de productions:

Marmorite : Blanc, noir (verre noir), vert Céladon, crème, bleue azur.

Opaline : Rouge, rouge griotte, mauve, verte.

 

A noter que pour des fabrications au-delà de 150 M2 d’autres teintes pouvaient être fabriquées sur demande.

La Marbrite Fauquez

Une marmorite différente

Marbrite Fauquez revêtement

Marbrite Fauquez art-déco

La marbrite vient de Belgique

Un village, une verrerie

En réalité la Marbrite Fauquez, était originaire du village de Fauquez en Belgique puis fabriquée ou commercialisée par accords entre Saint-Gobain et la société anonyme des Verreries de Fauquez créatrice de cette marmorite bien particulière.

A l’origine de cette production on trouve le verrier Arthur Brancart (1870 – 1934) qui lance d’abord la production de marmorites à Fauquez en 1906. A partir de 1913, après avoir fait beaucoup de recherches, il commence à fabriquer des gammes de couleur bien plus étendues que pour la marmorite, avec des effets d’opalescence et de mélange de couleur, grâce à l’addition d’oxydes métalliques, la Marbrite était né.

 

Ce n’est qu’après la première guerre mondiale que la Marbrite Fauquez prendra son essor. La Société anonyme des verreries de Fauquez tissa tout un réseau commercial de “Marbritier” revendeurs, façonneurs et poseurs de ce matériaux, spécialement formés par la société. Un grand hall d’exposition situé à Bruxelle fut installé pour présenter toutes les applications décoratives de la Marbrite.

 

Comme pour la marmorite ou le verre opaline, la marbrite Fauquez, fut très utilisée dans la réalisation de salle de bain, agencement de Magasin, revêtements muraux en intérieur ou extérieur et mobiliers dans le style Art-déco des années 30. Par la suite copiée au royaume uni, la marbrite Fauquez cessera d’être fabriquée en 1964, quant aux verreries de Fauquez , elles fermeront définitivement en 1979

enseigne miroiterie codoni 1908

Marbrite et Marmorite enseignes de magasins Miroiterie Codoni 1908

verrerie de Fauquez

Usine de Marbrite à Fauquez (Belgique)

Marbrite Verte

Marbrite Fauquez couleur vert marbré

Marbrite sous face

Sous face striée caractéristique de la marbrite

Les couleurs vers 1930 :

Blanc, Noir, Crème uni, Crème marbré, Mauve uni, Mauve marbré, Gris perle, Gris marbré, Bleu ciel, Bleu marbré, Saumon uni, Saumon marbré, Vert d’eau uni, Vert marbré, Vert Irlandais, Vert bleuté, Brun, Bleu outremer, Bleu pastel, Rouge corail, Tango, Jaune, Bleu pervenche, Rose chair, Gris moyen, Gris foncé, Vert de mer, Sanguine, Acajou.

 

Dimensions et épaisseurs de la Marbrite Fauquez.

On la trouve d’abord de 6 à 7 M/M  en dimensions  3000 x 1000 M/M

En épaisseur de 12 M/M dimensions  2500 x 1000 M/M

Epaisseur de 18 à 20 M/M  dimensions 2500 x  800 M/M

Liens et Sources

 

Le verrier Arthur Brancart :

 

Verrerie de Fauquez :

 

La chapelle de verre : https://www.chapelledeverre.be/

 

Marbrite Fauquez :

  • http://www.hms.civil.uminho.pt/sahc/2012/1106.pdf

 

Vidéo : https://www.rtbf.be/tv/emission/detail_les-ambassadeurs/actualites/article_la-production-de-marbrite?id=10116131&emissionId=8802

 

Autres sources 

 

Remerciements particulier à Mr Van Lierde pour son don de documents et vitrages anciens.

Les photos des marbrites et marmorites sont celles des exemplaires conservés à l’atelier du verre Mousseline.

Les photos du verre noir et de l’échantillon rouge griotte étiqueté “usine de Cirey” viennent de Mr Diverchy du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche.

Remerciements au Forum Genverre pour les recherches sur le mot “Marmorite”.

Remerciements à l’association Symbiose arts et patrimoine a Cirey pour les photographies des débris de Marmorite.

 

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