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Verres anciens Mousseline 1870-78

Des verres anciens décoratifs et utiles

Verres anciens mousselines de 1870

  • La série N°38 a N° 46 datent de 1870.
  • Ensuite pour tout les autres modèles ils datent d’au moins 1878.

Ces Modèles de Verres anciens Mousselines de 1870-78 étaient fabriqués dans la région Parisienne. Emaillé par grisaille (peinture sur verre) ces verres à vitres ont surtout l’aspect de rideaux en dentelles imprimées sur la surface du vitrage. En fait, il s’agissait d’un émaillage à chaud avec décor fabriqué par pochoir et brossage. Ainsi décorés, ces vitrages permettaient de cacher la vue avec luxe sans altérer la luminosité. En conséquences ces verres anciens était très répandu dans les portes vitrées des maisons et commerces du 19ème siècle.

 

Cette industrie de décoration du verre mousseline est tout d’abord issue de l’artisanat des peintres verriers. Elle est ensuite devenue très florissante à l’époque et de nombreux ateliers artisanaux fabriquaient ces types de verres anciens dans la région Parisienne.  Enfin vers 1890 ce sont les grandes verreries de fabrications de vitres par soufflage qui en fabriqueront en quantités industrielles.

IMPORTANT: Les Verres anciens Mousseline sont très difficilement reproductibles avec les procédés de l’époque. Aujourd’hui pour les rendre commercialisables les vitrages mousselines sont réalisés par sablage.

Catalogue de motifs Gugnon & fils

Un atelier Parisien en 1870

verres mousselines 1870Série de motifs de verres mousselines de 1870 – 78. Ces motifs numérotés  proviennent tout d’abord du catalogue de la fabrique de verre a vitres Gugnon et Fils. Louis Napoléon Gugnon était un maître peintre verrier originaire de Metz ou il avait fondé un atelier de vitraux prestigieux avec Laurent Charles Maréchal vers 1826. Par la suite Il a déposé de nombreux brevets d’inventions concernant la décoration sur verre par gravure à froid ou par peinture et émaillage à chaud. De plus il est également co-créateur d’un four d’émaillage spécifique pour la fabrications de verres anciens mousselines. Puis vers 1870 il quitta la lorraine pour installer un atelier verrier à Paris avec son fils au 130 Faubourg St Denis. Il industrialisa alors le procédé d’émaillage en le mécanisant.

Une faillite en 1876

 L’atelier Gugnon & Fils fit très probablement faillite vers 1876. Puisqu’il fut repris vers 1878 par le peintre verrier Lémal, Raquet, qui édita alors un nouveau catalogue de dessins mousselines.

En conclusion: Il faut noter qu’une grande partie des motifs des dessins mousselines sont issues de cet atelier Parisien. Ils se retrouveront plus tard directement produit par l’industrie verrière. Pour connaître un peu plus l’histoire de ces verres anciens à vitres visitez la page suivante ici. 

Décors gravés Façon acide

Le vitrage 1900 par excellence.

Tout d’abord il s’agit des vitrages les plus connus à la fin du 19ème siècle. Ils ornaient surtout les brasseries et commerces Parisiens. Ainsi ces verres aux décors gravés se reconnaissaient surtout à la finesse de leurs nuances dépolies. Leurs riches dessins étaient souvent de style Empire ou victorien. Mais aujourd’hui ils sont bien souvent considérés comme désuets. C’est un sort ingrat aux regards des savoirs faire nécessaires à leurs fabrications.

Paul Bitterlin Maître-verrier

 

Verre ancien avec décors gravés par acide

Même si la méthode de décors gravés sur verre par acide était connue depuis longtemps, elle fut considérablement développée en France par le maître peintre verrier Parisien Paul Bitterlin. Afin d’obtenir les résultats recherchés, il employait surtout de l’acide fluorhydrique mélangé à d’autres composés fluorés. Ainsi cela lui à permis après plusieurs années de maîtriser les niveaux de mordant de cet acide. Même si ces produits restèrent très agressif et dangereux à utiliser Paul Bitterlin est allé jusqu’à obtenir quatre niveaux distincts de nuances dépolies . Afin de réaliser ces décors gravés, les pochoirs étaient peints à même le verre. On utilisait pour cela un mélange de Bitume de Judée et d’essence de Térébenthine.

 

Paul Bitterlin ne déposa pas de brevet spécifique sur ses découvertes. Aussi Il céda son savoir-faire au miroitier Parisien Lefevbre. En plus des autres techniques de travail du verre à froid ce type de production donna un véritable essor au métier de miroitier à la fin du 19ème siècle. Les Ateliers Gerrer à Mulhouse, Gugnon puis Lémal et Raquet à Paris furent entres autres de grands spécialistes de ces types de productions.

 

Pour en savoir plus sur Paul Bitterlin suivez le lien pour lire un article plus complet sur le blog : https://verrerie-mousseline.org/paul_bitterlin/

Anciens décors gravés sur mesures

Styles Empire ou Victorien

anciens décors gravé sur verre par sablage

Les dessins de modèles de  vitrages anciens avec décors gravés façon acide sont issues du travail de reproduction de L’Atelier du verre mousseline . Ils ont été réalisés depuis 1997 au niveau régional (Languedoc Roussillon) à partir de verres anciens authentiques ou de documents. Leurs origines est très probablement l’ancienne miroiterie Louis Blanc de Béziers qui en a produit depuis le 19ème siècle et jusque dans les années 70.
D’autres dessins sont en préparations à partir de catalogues originaux et viendront bientôt enrichir cette petite collection.

IMPORTANT: Pour des raisons de normes en entreprises et de traitement des déchets, la reproduction artisanale par acide de ces décors gravés sur verres ne se fait presque plus pour le verre plat. Aujourd’hui seules quelques nuances dépolies peuvent être encore réalisées par dépolissage chimique. Les autres ne peuvent être qu’imiter par sablage associés à d’autres petits traitements de surfaces.

Vitrages et décors 64 modèles

Cette collections complètes est actualisées régulièrement. Elle répertorie la totalité des motifs de vitrages et décors Mousselines collectés, numérisés et reproduit par Christian Fournié Maître Artisan en Métier d’Art. Tout d’abord c’est surtout le fruit de plus de 19 années d’activité artisanale de conservation de fragment de vitrages à décors originaux. Ensuite c’est aussi beaucoup de recherches méticuleuses dans les archives privées et officielles.

 

  • Les Motifs Numérotés de 1 à 20 sont les premiers à avoir été référencés dès 1992. Ils viennent d’un Tarif de la verrerie J-LAPEYRE anciennement située à Boisse-Penchot (Aveyron) . Il s’agit du point de départ de cette collection.
  • Les motifs numérotés de 21 à 37 et de 48 à 64 ont tous été reproduit à partir de verres originaux. Ils ont été surtout trouvés dans des boiseries anciennes, soit par des particuliers ou par des professionnels  du patrimoine, certains sont présents dans d’anciens catalogues.
  • Les Motifs numérotés de 38 à 47 sont les plus anciens. Ils viennent d’un catalogue malheureusement incomplet de l’Atelier Verrier Gugnon & Fils à Paris vers 1870. Louis Napoléons Gugnon étant un des inventeurs des procédés de fabrications de verres Mousselines.
  • A noter que beaucoup de ces motifs se retrouvent en fait dans un catalogue du peintre verrier Lémal, raquets, successeurs de l’atelier Gugnon à Paris vers 1878.

Un Dessin au pochoir.

Vitrages et décors par brossage

vitrages et décors mousselines

Après l’étude de différents documents d’époque dont le Brevet de Mr Dumas et Godard de 1842  il a été possible de reconstituer la préparation de vitrages et décors Mousselines par émaillage. Pour cela un pochoir a tout d’abord été réalisé avec les mêmes techniques qu’au 19ème siècle. Photodécoupe par Acide et gélatine bichromaté (Matière photosensible) un peu comme les circuits imprimés de nos jours. La suite est ensuite présentée en plusieurs étapes dans la vidéo ci dessous.

 

ATTENTION, il ne s’agit ne pas du mode de reproduction en oeuvre dans l’atelier. En fait les vitrages et décors mousselines d’aujourd’hui sont sablés, et absolument pas émaillé à chaud.

Fabrication d’un vitrage mousseline.

1/ Tout d’abord le mélange de l’émail appelé Grisaille

2/ Ensuite la pose de l’émail à l’aide d’un blaireau

3/ Suivi d’un Séchage

3/ Enfin le positionnement du pochoir.

4/  Pour finir:  le Brossage avec la réalisation du décor par enlèvement de l’émail à travers le pochoir.

5/ Le verre ainsi décoré était ensuite cuit dans un four à plus de 600°

A noter que cette opération se faisait à l’époque avec l’aide de moyens mécaniques permettant de repositionner le pochoir avec précision plusieurs fois de suite pour le décor de grands vitrages. (environ 1,30  x 0,60 mètres). Ainsi ce procédé permettait aux verreries industrielle de produire des milliers de mètres carrés de verre à vitres mousselinés.