.Réflecteurs en verre Archives – L'atelier du verre Mousseline

Vitraux en Verre-Soleil coloré

Vitraux et Verre-Soleil, une autre utilisation méconnue de ce verre prismatique produit vers 1912 et commercialisé par la société du Verre- Soleil*.

Retranscription d’une plaquette publicitaire de 1912.

 

vitrail et verre soleil

Vitraux et verres colorés prismatiques.

Le verre soleil* était le seul des verres prismatiques qui se fabriquait en plusieurs couleurs :

  • D’abord Améthyste
  • Ensuite, Saphir
  • Puis, Emeraude
  • Et pour finir Topaze

Ces verres, avaient disaient-ils,  l’exacte tonalité et tout l’éclat des pierres précieuses dont elles empruntaient le nom… En fait, Ils permettaient de donner plus de richesse en les employant comme bordures, cabochons, écoinçons ou autres motifs décoratifs.

 

Le Verre-Soleil* blanc et le Verre-soleil* coloré coupés montés en plomb et placés en dessins comme dans les vitraux d’art. Ils pouvaient ainsi former un ensemble très décoratifs en offrant sur les vitraux ordinaires l’avantage d’être très lumineux.

 

Dans cet ordre d’idées, la société du Verre-Soleil* envoyait sur demande tous projets de décoration avec devis.

 

Un “BLEU SPECTRAL”

En dehors même du domaine décoratif, l’emploi du verre prismatique couleur saphir (NDL: Bleu), se recommandait tout particulièrement pour les pays chauds. On savait, en effet que le bleu spectral interceptait les rayons caloriques, (NDL : Ancienne appellation du Rayonnement Infra-Rouge). C’est en s’appuyant sur ce principe qu’ils ont cherché, pendant quelques années, à se protéger de la chaleur à l’aide de peintures bleues dont on enduisait les vitrages et les toitures. Mais, tous ces divers systèmes, n’offraient que peu de résistance à la pluie et surtout aux orages. De plus on arrivait par ce procédé à n’atténuer la chaleur que dans des proportions à peu près nulles, au détriment absolu de la lumière. Celle ci ne passant que très difficilement au travers des couches opaques de peintures.

 

Avec le Verre-Soleil*, ce grave inconvénient disparaissait complètement. Aussi, on obtenait, un abaissement de température de 10 à 12 degrés au moins, tout en conservant une intensité de lumière très vive. Le tout agréablement atténuée d’une tonalité douce qui reposait la vue. Ce verre était particulièrement recommandé pour les lanterneaux d’usines (NDL : Fenêtres de toitures).

Vitraux et protection par du verre soleil

Vitraux doublés de Verre-Soleil

Au point de vue des vitraux d’art, l’emploi du Verre-Soleil* blanc se recommandait aussi comme une doublure des dits vitraux. En effet, si l’on placait le Verre-Soleil à l’extérieur des fenêtres garnies de vitraux, ces derniers se trouvaient immédiatement éclairés. Cela, même par un temps sombre, comme si le ciel était ensoleillé. De ce fait, le coloris prenait une intensité qui rendait l’effet décoratif du vitrail beaucoup plus joli et en augmentait grandement sa valeur.

 

De plus, cette doublure, tout en protégeant les vitraux contre la grêle, les pierres ou autres agents de destructions, offrait le très grand avantage d’éclairer complètement des locaux qui, précédemment, avec les vitraux simples, restaient toujours plongés dans une demi-obscurité.

 

Le Verre-Soleil*, enfin, supportait parfaitement la cuisson, et pouvait par conséquent recevoir en émaux toutes décorations, attributs etc… qu’on jugeait bon d’y appliquer.

* NDL : Le verre soleil est un verre prismatique reposant sur le principe de la loupe de Fresnel, dans le but d’augmenter l’intensité lumineuse naturelle.

 

Sources: Plaquette publicitaire de la Société Continentale de Verre-Soleil.  7 Rue Louis Le Grand PARIS. Imprimerie Gamichon, Bisschop & Maignan 1912.

Verre réflecteur de lumière 1912

Voici la suite d’une plaquette publicitaire de 1912 par la société continentale des Verres Soleil qui vante les mérites d’un vitrage prismatique . Un véritable amplificateur de lumière naturelle du jour pour éclairer les endroits sombres.

 

Réflecteur de lumière en Verres Soleil

Lorsqu’il s’agit d’éclairer des locaux situés aux étages intérieurs des immeubles. Ceux ci prenant jour sur des rues ou des cours très étroites et dont les fenêtres ne reçoivent directement aucune lumière. Alors les Verres Soleil peuvent s’employer en réflecteur de lumière.

Réflecteur de lumière en Verre Soleil 1912

Ces appareils sur châssis en fer, avec pivots permettant de varier l’inclinaison, sont établis ainsi:

  • Soit à mouvement simple de bas en haut (appareils ordinaires fig-16).
  • Soit avec mouvement latéral en plus (appareils articulés fig-17).

Le Verre Soleil en réflecteur de lumière par sa prodigieuse intensité lumineuse, rend ces appareils très supérieurs à la concurrence. Surtout notamment aux réflecteurs à miroir ou à verres ondulés. Ceux ci étant d’une installation encombrante et très coûteuse. De plus avec un nettoyage délicat difficile et dangereux ils interceptent aussi la lumière à toutes les parties situées en dessous.

Bien au contraire, les appareils en Verres Soleil en réflecteur de lumière, sont d’une parfaite transparence et de petites dimensions. Ils ne présentent donc aucun de ces graves inconvénients. De plus ils peuvent être placés à tous les étages d’un immeuble. Ainsi ils ne nuisent pas à la puissance lumineuse des autres verres situés dans les parties inférieures en dessous d’eux. En outre, le système de crémaillère permet de ramener le verre dans l’encadrement de la fenêtre. Cela permet ainsi un nettoyage plus faciles. Cet entretien se fait comme pour les autres verres soleil posés en vitrages, simplement avec de l’eau.

Eclairage en puits de jour

 

puits de jour et Verres Soleil

La figure ci-contre présente un exemple d’application du verre-soleil en réflecteur de lumière. La fenêtre « A » recevant directement les rayons lumineux « L » peut éclairer l’appartement à l’aide du verre-soleil en vitrage. Par contre la fenêtre « B » ne pouvant, par sa situation même, recevoir les rayons. Il est donc nécessaire de prendre au ciel. C’est-à-dire perpendiculairement, la lumière « H », qui en venant frapper l’appareil « R », est projetée et diffusée dans la pièce à travers la fenêtre « B ». Pour la fourniture de ces appareils sur commande, il est nécessaire de connaître la largeur de l’entablement de la fenêtre et la longueur des bras en saillie. Le verre soleil en réflecteur de lumière se place alors avec lentilles en dessus ou en dessous, suivant les cas.

Eclairage en saillie

 

Réflecteurs en verre prismatique en saillie

Lorsqu’il s’agit d’éclairer des locaux prenant jour sur des rues suffisamment larges, mais dont les fenêtres ne reçoivent pas directement la lumière. Il convient alors de placer le verre-soleil en réflecteur de lumière vertical, au niveau même de la saillie. C’est le cas de la figure 19 ci-contre, ou, à cause de l’ombre portée par le balcon. La fenêtre « A » ne reçoit pas les rayons lumineux « L », qui viennent frapper bien au-dessous. Il convient donc de placer le verre-soleil en réflecteur « R » qui, recevant directement les rayons, les renvoie et les diffuse dans le local éclairé par la fenêtre « A ». L’appareil peut se fixer soit par le tenant « K », soit à l’aide du bras « H ». Les lentilles se placent à l’extérieur s’il s’agit d’éclairer obliquement de haut en bas. Ou alors du coté de la fenêtre si l’on veut envoyer la lumière horizontalement.

La même disposition doit être adoptée pour l’éclairage des locaux prenant jour sous des arcades et dont les vitres, par conséquent, ne reçoivent pas directement la lumière. Les Verres Soleil doivent alors être placés dans des encadrements de fer ou de bois fixés au niveau inférieur de la maçonnerie même des arcades.