Deuxième partie d'un rapport rédigé par un certain Emile Gaudchaux-Picard, dans le but de créer de nouvelles taxes sur l’utilisation du verre, nous renseigne sur l’état de la production de verre en France vers 1872…
les bouteilles :
la production bouteilles en 1851, destinées à contenir : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, genièvre, eaux minérales, liqueurs, sirops, produit d’alimentation, à chimie, à huile, essences, etc… Simples et de luxe, renforcées pour le champagne et autres produits gazeux.
En 1851 79 établissements en fabriquent dans 61 localités. La plus ancienne verrerie de ce genre est située à Quinquengrogne dans l’Aisne, fondée en 1291 et appartenant à MM. Le Vicompte Van Leempoel, Déhu et Cie.
Pour les chiffres : en 1851 on fabriquait en France 60 millions de kilogrammes de bouteilles représentant alors la valeur de 10 Millions de francs de l’époque dont 4 millions à l’exportation soit 17 millions de Kilogrammes.
En 1866 – 1867 on estimait à 115 millions de pièces soit environ 85 millions de kilogrammes, par années dont 44 millions de pièces à l’exportation soit 35 millions de Kilogrammes pour une valeur de 5 500 000 Francs seulement. Entre 1851 et 1867 les prix baissèrent de 18 à 20 Fr le cent, pour les bouteilles ordinaires, à 12 ou 13 Fr.
En 1872 nous montons à 90 millions de kilogrammes fabriquées soit environ 120 millions de pièces dont 47 millions de kilogrammes à l’exportation soit 70 millions de pièces d’une valeur totale de 7 600 000 Fr de l’époque.
Pour donner une idée du travail d’un verrier en 1851: Un ouvrier habile faisait entre 600 et 700 Bouteilles par… jour !! je rappelle qu’à cette époque on soufflait les bouteilles à la bouche… le soufflage mécanique n’apparaissant que plus tard. La verrerie de MM. Masson et Cie, à Chagny (Saône et Loire) produisait plus de 8 millions de pièces par an, et celle...