. peinture sur verre Archives – L'atelier du verre Mousseline

Laurent et Cie Paris 1843

Au départ c’est un rapport du Jury central de l’Industrie Française sur les Arts Chimiques de 1834 qui cite pour la première fois le mot “verre mousseline”. Il s’agissait d’un prix décerné au Maître de verrerie Georges Bontemps (1799 – 1884) alors directeur de la verrerie de Choisy le Roi. Un peu plus tard à Lyon en 1842, le peintre verrier Dumas et le chimiste Godard déposent un brevet sur la fabrication de verre à décor mousseline. En 1843 une des première collection de décors de verre à vitre Mousseline est éditée dans un catalogue de dessins de l’atelier Laurent et Cie à Paris.

ancien vitrage mousseline 1843

Verre mousseline Laurent et cie 1843

Laurent et Cie Peintre verrier

Fabrique de peinture sur verre

En fait il s’agit d’une reprise d’un atelier plus ancien qui appartenait à un certain Alexande Billard, chimiste et peintre verrier.

Le repreneur s’appelait Emile Laurent. Né vers 1802 au départ il est imprimeur à Bruxelles. Cet atelier sera renommé en 1843 “Laurent et Cie” 15 Rue Neuve-Ménilmontant à Paris. Emile Laurent à notamment travaillé avec l’architecte Debret de 1842 à 1847. Il réalisera des vitraux qui étaient destiné aux chapelles la Basilique St-Denis. En 1847 Gaspard Gsell dessinateur pour la Manufacture de Choisy le Roi de George Bontemps rejoint l’atelier d’Emile Laurent. Par la suite en 1860 cet atelier prendra le nom de « Laurent et Gsell » après le mariage de Gaspard Gsell avec la fille de son associé Emile Laurent.

1843 Un premier catalogue de modèle mousseline

Un Cahier de dessins divers

Ce document exceptionnel vient du musée Corning à New York. Celui ci à eu l’amabilité de nous accorder l’autorisation d’édition. Il s’agit du plus ancien catalogue de Verre Mousseline découvert à ce jour.

Ce catalogue est riche d’enseignements sur l’aspect des tout premiers vitrages mousselines. On y retrouve notamment des modèles courants comme le N° 1 , le N° 4  et N°16 ainsi que le N°47 qui ont traversés les époques et styles décoratifs jusqu’en 1900 et au delà…

peinture sur verre 1843

Tarif de la peinture sur verre

Tarifs des verres mousselines

Laurent et cie Vitrail

Premier catalogue de verre mousseline

verres mousselines 1843

verres mousselines anciens

vitre mousseline 1843

verres mousselines modeles 1843

motifs de vitrages mousselines

vitres mousselines 1843

Catalogue de modeles Laurent et cie 1843

Ancien dessin de verre mousseline

vieux verres mousselines

Laurent et Cie vitraux mousselines

Liens

Sources et Crédits

Document original: “Cahier de dessins divers” par Laurent et Cie 1843

Musée Corning New York.  Avec mes remerciements pour l’autorisation d’édition. C. Fournié.

Vitrage décoratif et ancien atelier Gugnon.

Un document très rare.

 

Analyse d’une photographie très ancienne et exceptionnellement bien conservée de l’Atelier Gugnon Fils fabricant de verre à vitre et spécialiste du vitrage décoratif mousseline. Cet atelier verrier était situé au 130 Rue du Faubourg St-Denis à Paris après 1870  et au moins jusqu’en 1889. (L’atelier fit faillite pour mauvaise gestion). Le document n’est malheureusement pas daté, et les personnages impossibles à identifier pour le moment.

 

 

Louis Napoléon GUGNON

Né en 1808, dépositaire de nombreux brevets d’inventions concernant la peinture sur verre et le vitrage décoratif, Mr Louis Napoléon Gugnon était originaire de Metz (Moselle). Devenu Maître peintre verrier associé à un certain Laurent Charles Maréchal, il fut un des protagonistes du renouveau du vitrail Français dans son atelier de Metz après 1826. Il optera pour la nationalité Française suite aux évènements de 1870 et il quitta Metz pour s’installer à Paris.

 

 

Une mise en scène.

Cette photographie est bien sûr mise en scène, nous sommes au fond d’un atelier verrier bien nettoyé… On remarquera la fierté affichée sur le visage de ces hommes du verre

Atelier fabricant de vitrage decoratif

Ce document exceptionnel est une propriété de Christian Fournié / Artisan Verrier. il a été acquis après de longues recherches. Son utilisation éventuelle est soumise à une demande préalable. Merci de respecter les sources…

 

Un Atelier de fabrication de vitrage décoratif.

Description provisoire.

  • : Four a Moufles pour la cuisson des vitrages décoratifs émaillé en décor Mousseline, ou autres éléments peint entrant dans la composition de vitraux.
  • B : Cheminée d’évacuations des vapeurs.
  • : Moufles en étages
  • D : Rack en métal sur lesquels étaient empilés les vitrages décoratifs préalablement peint séparés les uns des autres par du plâtre afin d’éviter une fusion entres les plaques de verres.
  • : Pinces de manipulation des racks
  • : Treuil manuel ou peut-être déjà électrique ? monté sur chariot.
  • G : Pont Roulant
  • H : Rails et mécanisme du pont roulant mobile
  • : Câblages électriques ? Cordages?
  • : Probablement établi servant à la préparation des racks avant et après la cuisson Le personnage en chemise blanche à droite à une brosse dans la main.
  • K : Caisses contenant des plombs d’assemblages destinés à la réalisation de vitraux. Aujourd’hui encore les emballages sont les mêmes en caisses bois. N’oublions pas que l’atelier Gugnon et Fils était aussi fabricant de vitraux en très grande quantités d’où un stock de plomb conséquent.
  • L : Des chariots à 2 ou 4 roues ? sont empilés les uns sur les autres entre 2 grandes planches de maintien. Les roues semblent adaptées pour rouler sur des rails… Mais il peut aussi s’agir de l’équivalent de nos chariots de manutention a 2 roues actuels,  ( “Diable”) servant à la manipulation des charges lourdes…
  • M : Pupitre de coupe de verre (voir l’équerre sur la table)
  • N : Châssis de stockage de vitrages décoratifs finis coupés a mesures fixes (d’où la table de coupe du côté gauche) Prêt à la mise en caisse.

Un vitrage et des personnages…

  • O : 2 Hypothèses :
  • Il pourrait s’agir d’une vitre gravée à l’acide. On distingue très bien une frise grecque N°7 et un motif central. Il repose sur 2 petites calles et une couverture à l’arrière. Ce type de vitrage décoratif délicat à produire n’a rien à faire là dans ces conditions près du four (puisque-il était produit à froid), sauf peut-être pour la mise en scène… Cela dit, il pourrait également s’agir d’un vitrage à décor émaillé de grande dimension.
  • P : 1,2,3 Personnages en costumes probablement le personnel d’encadrement. Il n’est pour le moment pas possible de les identifier.
  • Q : Il y a du vitrage décoratif exposé en verrière d’atelier.
  • Il y a des verres mousselines,
  • des vitraux
  • des verre diamantés
  • des frises diamantés
  • R : Horloge Paris 10 H 15. Date inconnue…

 

Sources:

Vitre imprimée mousseline 1877 Partie 3

Troisième Partie d’un rapport de 1877 par la société d’encouragement des Arts Chimiques, qui nous renseigne sur la fabrication d’un modèle de vitre imprimée mousseline avec ajout de décors en tulles brodés. Description faite  par  son inventeur Monsieur Aubriot verrier fabricant à Paris.

 

Vitre imprimée tulle brodés

NDL : Mr Aubriot s’adresse toujours à la commission de la société d’encouragement des Arts Chimiques. Il explique aux personnes de l’assemblée la fabrication des verres émaillés mousselines avec Tulle brochés ou non semblable à la photo ci-contre, à l’aide d’une machine de son invention :

Préparation du décor tulle.

3/… Sur un châssis prévu à cet effet on tend soit une tulle, soit une mousseline unie, brodée ou brochées ; s’il y a des parties brochées on les met en concordance avec les ornements déjà réalisé par le pochoir précédent, puis on passe dans la boîte à poussière.

NDL : Il s’agit donc d’utiliser une vitre imprimée mousseline simple (Voir partie 2) au décor fraîchement fabriquée et avant cuisson de fixation de l’émaillage. Ensuite il s’agit de positionner correctement par-dessus ce vitrage préalablement décoré de son motif, un autre décor en maillage de Tulle, brochés (petits décors tissés) ou non. La boîte à poussière de Mr Aubriot semble être une amélioration d’une invention de Mr Gugnon…

Le Saupoudrage sur la vitre imprimée.

4/ Cette Boîte à poussière est hermétiquement fermée ; elle renferme à la partie inférieur un réservoir, dans lequel se trouve une certaine quantité de couleur (NDL : émail vitrifiable) en poudre impalpable (NDL : Texture du Talc mélange sec de gomme arabique et d’émail grisaille) et parfaitement sèche. Au Moyen d’un soufflet on fait arriver de l’air dans cette caisse, de l’air qui détermine un nuage, lequel se répand uniformément dans la boîte, et vient se déposer régulièrement sur la feuille de la vitre imprimée en mousseline que l’on a glissée lentement dans l’emplacement prévu au fond de la boîte.  La poussière n’adhère pas au verre, elle se dépose tout aussi bien sur le verre que sur le décor précédent. En enlevant le châssis avec précaution, on voit ensuite apparaître les dessins de la dentelle, le tulle uni ou broché.

 

NDL : Il faut imaginer une grande boîte rectangulaire d’une dimension minimum intérieure de 1,5 x 0.90 mètres, (estimation faite à partir des dimensions courantes des plus grands verres à vitres soufflés de l’époque). La hauteur de ce dispositif est indéterminée pour le moment… A l’intérieur on y dispose la vitre imprimée mousseline préalablement décorée au pochoir par brossage (Voir Partie 2) et par-dessus un châssis avec un tulle tendu décoré ou non de motifs brochés (En fait une sorte de tamis). L’étape suivante consiste à injecter de l’air dans la caisse fermée avec l’aide d’un soufflet pour soulever un nuage de poussières d’émail en poudre, qui se dépose ensuite dans les mailles très fines du tulle tendu.

La Machine a poussière de Mr Aubriot

Machine de fabrication de verre Mousseline

Plan d’origine et description.

  • Vue 1 : Coupe verticale face avant
  • Vue 2 : Coupe verticale face arrière
  • Vue 3 : Vue de dessus
  • A : Soufflet Manuel.
  • B : Conduit d’air (Tuyaux)
  • C : Réservoir de l’émail en Poudre
  • D : Trémie (Sorte de grand entonnoir)
  • E : Deuxième trémie à l’intérieur de la précédente (C)
  • F : Partie vide entre les parois des 2 trémies
  • G : Conduits d’échappements du trop-plein d’air.
  • H : Collecteur des poussières entraînées par les conduits (G)
  • I : Boîte de récupération des poussières conduite par l’échappement (G)
  • J : Plancher de la boîte.
  • K : Chambre à poussières
  • L : Rainures guidant la table mobile sur laquelle est déposé le vitrage et le châssis a tulle tendu.
  • M : Trappe de chargement de l’émail.
  • N : Porte de chargement de la table mobile.

Source:  CNUM Conservatoire des Arts et Métiers.