. Ateliers et verriers 1800 - 1940 Archives – L'atelier du verre Mousseline

Art-déco et sablage sur verre

NDL :  Si je vous dis « vitrail » vous me répondrez cathédrales, Chartres ou Notre Dame bien sûr… Mais si je vous dis verre sablé, sablage sur verre Art-Déco… à moins d’être du métier ou connaisseurs… les réponses sont beaucoup moins claires… Voici donc mon article sur l’âge d’or de la décoration sur verre par sablage dans les années 30… comme toujours, il s’agit d’un résumé,  pour allez plus loin Les sources sont citées en bas de page… Bonne lecture. CF

 

L’Art-Déco

Souvent associé aux années 20, Le mouvement Art-Déco (abréviation d’Art décoratif) est un mouvement artistique qui apparait en fait vers 1910. Sur le principe il s’agit d’une opposition aux formes arrondies naturelles et végétales de l’Art Nouveau auquel il succèdera pleinement après la première guerre mondiale. A noter que le style Art-déco se caractérise par des compositions de formes géométriques ce qui le rend d’autant plus facile à reconnaître.

Luminaire art deco

Dessin original Art déco par Léoplod Van Lierde Graveur sur verre en 1930

Ci dessous des reproductions de vitrages Art-déco.

Réalisation atelier du verre Mousseline

(NDL) : Il ne m’est pas possible d’exposer ici pour le moment les dessins, catalogues, ou photographies originales que j’ai pu collecter. En effet certains droits d’auteurs sont toujours en vigueur actuellement. Ce sont donc quelques reproductions gravées par mon propre atelier qui servent d’illustrations.

Dessin style art-deco

Modèle de décor style Art-déco

Dessin décor luminaire art-deco

Modèle de dessin  Luminaire Art-déco

gravure sur verre art-deco

Panneau de verre Art-déco gravé par sablage

Porte vitree art-deco

Porte sablée Art-déco années 30

panneau art deco gravure au jet de sable

Gravure sur verre Art Déco au jet de sable

givrage sur verre

Verre dépoli effet givré

Le Sablage sur verre

du vent et du sable…

 

1872 la première sableuse

La technique du sablage sur verre trouve son origine avec l’ingénieur Thilghman aux états unis. Vers 1872 il remarqua l’usure du sable projeté par le vent sur de nombreux vitrages d’habitations situées sur les plages le long de la côte Est des Etats-Unis. Partant de ce principe de projection de sable par l’air il inventa alors un appareil qui sera breveté et qui deviendra la première machine de sablage sur verre à vapeur sous pression. Par la suite le principe du sablage sur verre se perfectionnera, notamment avec l’ingénieur Allemand Alfred Gutmann.  Mais ce n’est qu’à la fin des années 1900 avec l’arrivée de l’air comprimé, que les premières utilisations industrielles apparaissent. D’abords pour le traitement des surfaces métalliques (microbillage d’aujourd’hui), puis pour le marquage du verre creux ( gobeleterie)  et enfin, pour la réalisation de gravure sur marbre ou sur verre comme la marmorite, ou l’opale.

L’âge d’or pour le sablage sur verre

Une technique bien adaptée…

La technique de sablage sur verre associée à des pochoirs adhésifs souples arriveront à maturités dans les années 1920 grâce à la demande dûe au mouvement Art-déco. Particulièrement bien adapté aux lignes et formes géométriques qui caractérisent ce style décoratif, il y aura un véritable âge d’or pour le verre sablé et ses techniques de décorations.  Cependant, cela ne concernait pas que le verre plat, mais aussi le verre à chaud, comme le moulage (Lalique…) ou le pressage (Sabino…)  Entre autre…

 

Des vitrages plus épais

le verre étiré 

La fabrication du verre par etirage a Aniche

Les années 30 marquait également l’arrivée de nouveaux procédés de fabrication du verre plat avec notamment l’étirage Fourcault . Ce procédé permettait la fabrication de grand panneaux de verres de fortes épaisseurs en grandes quantités. L’étirage Fourcault à littéralement atomisé le soufflage traditionnel du verre plat au canon qui finira par disparaître en 1939. De grande verrerie de l’époque adoptèrent ce procédé, comme la verrerie d’en Haut à Aniche, la verrerie de Penchot près de Decazeville entre autre… Ces nouveaux produits verriers se révélèrent des surfaces idéales pour le sablage sur verre. Ils ont permis la réalisation de grands ensembles décoratifs pendant toute la pèriode Art-déco.

Une technique contraignante

Un matériel conséquent

Comme on peut le constater ci-dessous, les sableuses d’aujourdhui ne sont pas très différentes de celles utilsées à l’époque.

sableuse a surpression luchaire

Matériel de sablage sur verre dans les années 30

sableuse Sloan pour le sablage sur verre

Sableuse Sloan St-Ouen années 30

sableuse pour la gravure sur verre

Sableuse a surpression en jet libre 2021

Il faut noter que l’utilisation du sable en abrasif pour le sablage sur verre est aujourd’hui interdite ou très contrôlée. Le sable a été remplacé par l’oxyde d’alumine (corindon) qui a la particularité de ne pas se fixer dans le corps humain. La santé est ainsi préservée face aux maladies respiratoires due à l’exposition à la silice. Les filtrages d’air pour les casques, le dépoussiérage ainsi que les améliorations des débits d’air des compresseurs sont bien sûr plus évolués que dans les années 30. Cela dit pour le reste, le travail du sableur en jet libre reste encore auhourd’hui quelque chose de difficile, très physique et très solitaire… NDL . Je reviendrais bientôt la dessus dans un prochain article… affaire à suivre

Casque pour le sablage sur verre

Casque de sablage Sloan St-Ouen 1930

Scaphandre jet libre

Casque de sablage 2021

Pochoirs adhésifs pour la gravure

De la Colle et du papier buvard

A cette époque bien sûr pas encore de vinyl adhésif en rouleaux comme aujourd’hui. La confection de pochoirs adhésifs pour le sablage sur verre était encore quelque chose de très artisanal. D’un coté du papier buvard multicouches, de l’autre de la colle à chaud pour l’enduire. Il s’agissait surtout de ne pas être trop dur, en effet plus une matière est dure plus elle est altérée par le jet de sable sous pression. A l’inverse un pochoir adhésif plus souple résistera mieux à l’impact de l’abrasif qui rebondit sur sa surface. Des fabricants commercialiseront ce type de pochoirs adhésifs jusque dans les années 60-70. La réalisation des décors se faisait en découpe manuelle à l’aide de stylets.

papier colle pochoir de sablage

Papier colle pour le sablage sur verre

pochoir de sablage

Pochoir pour le sablage 1950

Ateliers et Art-déco

C’est à partir de 1925, que l’on trouve dès lors un véritable engouement pour la technique du sablage sur verre. Aussi, plusieurs ateliers de décorations sur verre de l’époque, se spécialisent ou s’adaptent à ce « nouveau » mode de production créatif. On retrouve ainsi le verrier Gerrer de Mulhouse, mais aussi des miroitiers comme Courbu à Bordeaux ou J-Scory à Paris en plaine St-Denis, sans oublier le fabricant d’enseignes Bouvais à Paris également.

Albert gerrer verres a vitres

Glaces et de verres à vitres Albert Gerrer

Miroiterie Courbu 1930 Bordeaux

F. Courbu Bordeaux Années 30

Catalogue de dessin art-deco

Etablissements J Scory Paris 1930

Bouvais enseigne paris

Enseignes BOUVAIS Paris années 30

Gaëtan Jeannin

Ingénieur des arts et métiers

De tous les ateliers actifs pendant le mouvement Art-déco, c’est celui de Gaëtan Jeannin qui se se distinguera. D’abord ingénieur des Arts et métiers, travaillant le vitrail à la suite de l’atelier G-Hubert (1858) situé au 181 avenue Edouard Vaillant à Billancourt, Il développa ensuite un grand nombre de techniques et brevets SDG sur plusieurs types de vitrages de l’époque, comme l’Opaline ou la Marmorite. Il utilisait pour cela un éventail de techniques très large. C’est-à-dire le sablage sur verre en plusieurs grains, ce qui suppose plusieurs cabines de sablages, gravure à l’acide, patines, dorure à la feuille d’or et argenture ou même mise en couleur ou vernissage…

 

Une activité commerciale soutenue

Très actif sur le plan commercial, il n’hésitait pas à faire sa propre promotion dans des revues techniques spécialisées en rédigeant des articles descriptifs et pédagogiques. Comme beaucoup d’autre ateliers de l’époque, il fera appel à des artistes pour la réalisation de dessins de décors appliqué au verre s’intégrant principalement dans l’agencement de magasins, décors de vitrines, enseignes et luminaires.

gaëtan Jeannin Gravure sur verre

Gaëtan Jeannin verrier décorateur

Atelier gaetan Jeannin

Ateliers d’art Gaëtan Jeannin

Et ensuite… ?

Et bien la période Art-déco sera le dernier style décoratif reconnu comme tel, il s’achèvera en 1939. Ensuite après la seconde guerre mondiale quelques ateliers ont perduré. Le sablage sur verre a continué dans quelques miroiteries et est tombé en désuétude s’adaptant mal aux styles des années 50 à 70. On le retrouve néanmoins, dans le grand public, sous la forme de vitrages sablés très simplifiés, fabriqué par les établissements Gerrer pour les meubles Mado.

A quelques exceptions près… Il faudra attendre les années 80 pour que cette technique de décoration du verre ressorte de l’oubli, avec une remise à jour salutaire et contemporaine grâce à l’influence de grands ateliers parisiens… mais ça, c’est une autre histoire…

Liens et Sources

  • Documentations :
  • Archives de l’atelier de gravure sur Verre Léopold Van Lierde.
  • Revues ” le Miroitier de Fance” N°22 et 23 de 1929
  • Revues “Glaces et Verres”  St-Gobain N°1 (1927),  N°2 et N° 6 (1928), N°26 (1932).
  • Photos reproduction des vitrages Art-déco par l’atelier du verre Mousseline.
  • Vidéo sur le sablage sur verre tournée en Mai 2021 à l’atelier du verre Mousseline.

Gravure sur verre et glace 1900 (Maj)

Quelques ateliers et producteurs de gravure sur verre et glace qui ont existé entre 1895 et 1930 dans le Nord de la France et Paris. Petit éclairage au travers de documents et publicités d’époque sur la production et les techniques des graveurs verriers de cette période. Certains de ces documents sont très rares, et représentent beaucoup de travail en recherches et numérisations. Aussi Merci d’en respecter les droits d’auteurs, au minimum en citant les sources.

Atelier Leleu – Van Lierde LILLE 1895  (L.V.)

(Autres appellations :  LELEU.Fils – LELEU-PIEDANNA)

Crée à Lille en 1880 au 157 boulevard de la Liberté. Repris ensuite entre 1906 et 1912 par le graveur Gommaire – Léopold Van LIERDE 1872-1939. (2ème debout à droite sur la photo ci dessous). Cet atelier produisait essentiellement, des vitrages gravés à l’acide et des vitraux. Il produisait aussi des enseignes et lettrages gravés, peints ou ornés à la feuille d’or. L’atelier continuera ensuite son activité dans les années 30 en passant a la gravure par sablage, abandonnant ainsi peu à peu la gravure à l’acide fluorhydrique.

LELEU et Fils atelier de gravure sur verre et glace 1895

Ancien atelier de gravure sur verre et glace à l’acide fluorhydrique Atelier LELEU.FILS Lille 1895-1906. (Remarquez les bonbonnes de produits chimiques au premier plan). Crédit Photo Christian Van Lierde © 2018

Gravure sur verre et Glace Leleu Fils

Modèles de Gravure sur verre et Glace LELEU et Fils

Vitrage hotel du Pavillon imperial Boulogne

Plan original des Glaces gravées de l’hôtel du pavillon Impérial. Boulogne sur Mer 1889.

GRAVURE SUR VERRE ET GLACE A L’ACIDE

L’origine de cette technique a déjà été traité précédemment sur le site. D’abord dans l’article sur le Maître peintre verrier Paul BITTERLIN, et ensuite sur une page dédié à la reproduction de ces vitrages. Néanmoins des documents originaux plus précis venant des archives de l’atelier LELEU – VAN LIERDE permettent d’illustrer ce procédé.

 

ATTENTION, il s’agit d’un procédé totalement révolu en France, les éléments entrant dans la composition des liquides de gravures étant hautement toxiques aussi bien pour les opérateurs que pour l’environnement.

Les éléments qui étaient nécessaires :

  • Le vitrage : La plupart du temps il était épais de l’ordre de 5 à 8 M/M.  Avant l’arrivée du verre étiré, il s’agissait surtout de glace claire Doucie Saint – Gobain. (Verre coulé à plat puis repoli mécaniquement pour assurer la planéité)
  • Les liquide de gravure : Composés essentiellement d’acide Fluorhydrique (SGH5) et d’autres produits également toxiques.  Les compositions chimiques variant suivant la profondeur de gravure recherchée (jusqu’à 4 ou 5 nuances). Bien sûr les formules et recettes différaient d’un atelier à l’autre.
  • Le Bitume de Judée :  Connu depuis l’antiquité, cet  hydrocarbure de la famille du pétrole était utilisé pour l’étanchéité des Navires. Mélangé à de l’essence de térébenthine et a de la gomme Laque, ce goudron visqueux servait entre autre, à la réalisation des pochoirs sur le verre.
  • Enfin, de la cire ou du mastic de vitrier : Ces produits servaient à réaliser une bordure tout autour du vitrage à graver afin de retenir les liquides de gravure sur la surface.
Dessin du catalogue original LELEU - VAN LIERDE

Dessin du motif provenant du Catalogue LELEU-VAN LIERDE

Ancien vitrage gravé par acide

Ancien vitrage original gravé à l’acide en 3 tons par Léopold VAN LIERDE.

Avant tout,  pour bien comprendre, plus l’acide fluorhydrique est pur, plus l’effet obtenu sur le verre est translucide.

Technique de gravure sur verre et glace en 3 Tons.

  • D’abord “le maté”:  C’était la première étape qui consistait à dépolir la surface du verre suivant le décor. On utilisait pour cela un premier mélange acide appelé “Le Mat”. Le graveur obtenait ainsi un premier fond, en fait la partie la plus blanche du décor (A) sur la photo ci-dessus.
  • Le premier pochoir :  Pour le réaliser on le peignait à la main avec du bitume de judée après avoir disposé le vitrage sur le dessin à l’échelle 1 . (Voir dessins originaux ci-dessous).
  • La descente : Le graveur versait ensuite son deuxième liquide de gravure.  Plus agressif que le précédent le ton obtenu était alors plus clair (B) sur la photo ci-dessus.  On appelait cela “descendre le maté” d’un ton sur les parties non protégés.
  • Le deuxième et dernier pochoir: Pour éviter que la gravure ou descente suivante détruise le maté (A) et le ton descendu (B), le graveur peignait un nouveau pochoir pour les protéger.
  • Dernière descente :  Etape finale avec un dernier liquide gravure bien plus agressifs que les précédents pour obtenir le Ton “C” translucide.
  • Le nettoyage. Pour finir le nettoyage du pochoir se faisait à l’aide de benzine et sciure, avant un passage à l’eau claire.

 

Ci dessous une vidéo tournée au centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, ou Mr Bartolic (NDE: que j’ai eu le plaisir de rencontrer) explique les différentes étapes de fabrication. Lien d’origine : https://www.dailymotion.com/video/x7x3h1u

Dépolissage sur verre à l'acide - Mr Bartolic

Dessin de gravure à l'acide

Modèle de pochoir de gravure sur verre Atelier LELEU – VAN LIERDE

Acien dessin de gravure sur verre

Modèle de gravure sur verre et glace à l’acide  atelier LELEU-VAN LIERDE

Pochoir de gravure sur verre

Pochoir original  Atelier verrier LELEU – VAN LIERDE

 

Sources.  D’abord les Archives de l’atelier LELEU VAN LIERDE, ensuite la revue GLACES ET VERRES N° 6 1928.

Source Vidéo:  Chaîne de Mr Diverchy du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche.

Crédit Photo :  Christian Van Lierde © 2018  Christian Fournié © 2018

Remerciement à : Christian Van Lierde pour sa collaboration et Mr Bartolic pour ses explications.

Le verre givré ou Fleurs de givre

vitrage givré

verre fleurs de givre, ou verre givré à la colle

Le Verre givré ou fleurs de givre qu’est ce que c’est ?

Bien connu sous le nom de glue chipped glass dans les pays Anglo-Saxon où il est régulièrement utilisé dans la réalisation d’enseignes type reverse Glass, ou de verre églomisé, il s’agit en fait d’une gravure sur verre à vitre en forme de feuille de fougère rappelant les fleurs de givre ou verre givré que l’on peut observer pendant l’hiver sur nos fenêtres.

 

L’origine du verre givré

L’origine de la technique est mal connue mais elle semble provenir de techniques de décoration sur verre en volume. A noter que c’est souvent le cas. En effet beaucoup de technique appliquée au verre à vitre plat proviennent en fait de fabrications liées au verre creux. Voici ce qu’écrit L. Cailletet auteur régulier d’articles dans la revue “La Nature” en 1902.

“… Il suffit en effet de recouvrir une pièce de verre ou de cristal d’une couche de colle forte dissoute dans l’eau (NDL- Bain-Marie), pour constater que cette couche, en se contractant par l’effet de la dessiccation, se détache du verre en lui enlevant de nombreuses lamelles d’épaisseur variable. Le verre ainsi gravé présente une sorte de dessin régulier qui rappelle la fleur de givre déposée sur nos vitres…”  (1)

 

Comment ça marche.

La technique est étonnante de plus le processus de fabrication du verre givré est relativement simple. Dans le principe il s’agit d’abord de déposer une épaisseur régulière de colle forte à chaud sur un vitrage ou un verre en volume préalablement dépoli par sablage de préférence. Ensuite une fois sec on expose le tout à une température ventilée ne devant pas excéder les 40° celsius. Pour finir, lors du séchage la surface de colle se craquelle en fines lamelles.

L’adhésion est tellement forte que ces lamelles emmènent avec elles des éclats de verres très fin. On peut alors constater l’effet obtenu ressemblant à si méprendre à du verre givré. Les colles utilisées sont bien connue dans la restauration de boiseries anciennes : colle de peau de lapin, colle d’os, colle de nerf ou colle de poisson.

 

Des documents originaux de 1935

Une correspondance datant de 1935 entre l’atelier Van Lierde & Fils  graveur sur verre à Lille dans le Nord de la France, et la société allemande Léo Pfister Fuerth i. Bayern nous en apprend un peu plus sur la méthode de givrage du verre à vitre.

colle pour la gravure sur verre fleur de givre

Tarif Leo Pfister Fuerth i. Bayern

fleurs de givre verre givré a la colle

Verre givré à la colle (glue chipped glass)

La fabrication du Verre Givré

Le point capital brièvement décrit, en ce que lorsque de la glu (Colle forte) appliquées sur du verre dépoli est enlevée après séchage, il se produit sur la surface du verre des sortes de fleurs de givre. Ce résultat est obtenu en principe de la façon suivante:

D’abord le Dépolissage du verre

Le côté du verre que l’on veut givrer est d’abord maté au moyen de projection de sable par soufflerie, ou encore au moyen d’une plaque de fer avec du sable d’un grain assez rugueux et de l’eau. Le dépolissage doit être régulier, l’autre côté reste intact.

Dans les petites exploitations , le matage se fait encore en frottant du verre sur du verre en interposant du sable fin criblé et de l’eau. Le dépolissage à la machine ne peut se faire qu’en utilisant du verre à vitre  et du verre à glace, les verres obtenus par soufflage, à cause de leur inégalité d’épaisseur, doivent être maté au jet de sable. 

Ensuite, L’application

Après cela, le verre est lavé, séché, placé sur une table rigoureusement horizontale et sous une chaleur modérée badigeonné d’un couche légère de glu (ou colle forte)  au moyen d’un pinceau. Ensuite on continu à verser régulièrement de la glu de consistance assez épaisse. Si il se forme quelques boursouflures elles doivent disparaître à l’aide de quelques légères touches de pinceau. La couche de glu doit avoir un centimètre d’épaisseur environ 1,5 M/m et jusqu’à 2 M/M.

Une couche de glu plus épaisse ne se détache pas, mais produit des crevasses ce qu’il y a lieu d’éviter.

Puis la colle ou glu.

Pour les fleurs de givre, il faut une glu particulière employez ma “Kronenleim – Eisblume (Glu à la couronne – Givrage) (NDL mélange de colle de nerf et de colle de peau)

Pour finir Le séchage 

Pendant tout le temps qu’il est au séchage, dans toutes les circonstances, le verre doit-être protégé de la lumière du soleil et de la trop grande chaleur. Si la glu vient à de refroidir de telle façon qu’elle ne coule plus, il faut placer les verres pour séchage de préférence dans la position verticale dans un courant d’air à la température d’environ 18 à 20 degrés Celsius. (A transformer en centigrades). Lorsque la glu est parfaitement dure, c’est à dire quelques jours après l’application, les verres peuvent être mis pour se crevasser à une chaleur solaire modérée ou, ce qui est encore mieux, dans une pièce ou peu à peu la température sera portée  de 40 à 45 degré celsius. (a transformer en centigrades)

Au Résultat:  des fleurs de givre.

Une faible couche de colle appliquée produit de plus petites fleurs, une plus forte couche de plus grandes fleurs.

Exemples de colles

colle os

Colle d’os

colle de nerf

Colle de nerf

colle os et colle de nerf pour le verre givré

Mélange Colle d’os + Colle de nerf

Liens et Sources

  • (1) La revue La nature,  source Conservatoire des Arts et métiers:  CNUM Conservatoire des Arts et Métiers.
  • Documents originaux des archives de l’atelier de gravure sur verre Van Lierde et Fils.  Merci à Mr Van Lierde.
  • Document Internet Archives : Rawson & Evans