.Verres Mousselines - vitres anciennes – L'atelier du verre Mousseline
Verre Mousseline a vendre

Les Verres Mousselines

Des vitrages à motifs très décoratifs

Les verres mousselines ces mots ne vous disent très probablement rien. Et pourtant vous en avez certainement déjà vu dans les portes anciennes ou les buffets de vos grands parents. En fait ces vitrages ont été fabriqués longtemps, entre 1836 et au moins jusqu’en 1940.  Ainsi ces verres à vitres décorés par des motifs imprimés en dentelles fines étaient très courants à cette époque. Pour une raison simple, c’était le seul moyen élégant de se cacher des regards indiscrets, sans perdre de lumière. A partir de 1870, ils ont même été produit en quantités industrielles. Par conséquent cela explique leurs présences dans nombres de portes et fenêtres d’anciennes demeures du 19ème siècle.

A noter que Christian Fournié est le seul en France à les répertorier et les reproduire sur mesures dans son atelier verrier pour les architectes, les particuliers et les métiers liés au patrimoine.

Les verres mousselines ont été décorés par nombres de motifs différents suivant les modes et les styles des époques qu’ils ont traversés. On retrouve d’ailleurs de nombreux modèles identiques ou avec de légères variations partout en Europe suivant les verreries et ateliers ou ils ont été produit.

Un atelier verrier semble avoir joué un rôle clé dans l’histoire de l’industrialisation de ce vitrage si particulier. Il s’agit de l’atelier du Maître Peintre verrier Gugnon, anciennement situé rue du faubourg Saint Denis à Paris entre 1870 et 1876.

La fabrication en 1842

Un procédé ingénieux d’émaillage à chaud

Le film ci dessous reconstitue étape par étape le procédé d’époque utilisé pour fabriquer les verres mousselines. La méthode mise en oeuvre est celle décrite dans un Brevet du peintre verrier Godard et du chimiste Dumas déposé en 1842 à Lyon… Lire la suite…

Les étapes de Fabrication

1/ D’abord la Préparation de la grisaille : La grisaille est un émail utilisé par les peintres verriers. Il est composé de Minium (Plomb) et d’autres composants. Le mélange se fait avec de l’eau et de la gomme arabique (sève d’acacias Sénégal). Cela permet d’assurer l’adhérence sur la surface vitrée.
2/ Puis vient l’ Emaillage de la vitre à décorer à l’aide d’un pinceau ou d’un blaireau.
3/ Ensuite la Mise en place du pochoir en métal. Le pochoir utilisé est en laiton photo-découpé et a été réalisé à l’atelier. La technique est similaire à celle utilisée à l’époque. Matière photosensible composée de Bitume de Judée… exposition au soleil avec un film négatif ou positif du motif à reproduire. Développement puis perçage par acide Nitrique remplacé aujourd’hui par du perchlorure de fer.
4/ Et enfin l’Enlèvement de l’émail par brossage à travers les parties ajourées du pochoir.

DES ZONES D’OMBRES

Un mode de diffusion inconnu

A l’heure actuelle, le mode de diffusion de ces techniques et des dessins de motifs des verres mousselines ne semble pas connu. De ce fait on ne sais pas qui sont les auteurs à l’origine de ces dessins de modèles ni qui sont ceux qui les ont commercialisés ou même diffusés, en outre y a t-il eu seulement commercialisation? Peut-être que cela c’est fait d’une manière sauvage sous l’effet d’une mode, une transmission directe entre verriers, ou alors des brevets et modèles tombés dans le domaine public… (10 ans à l’époque).  On sait surtout que les verriers voyageaient souvent et passaient d’un atelier, ou d’une verrerie à l’autre pendant la période du four mort (réfection et nettoyage du four).  Il est donc très probable que ce savoir faire ai pu se colporter de cette manière là… 

Même si il reste quelques traces documentaires sur l’histoire des verres mousselines à la Bibliothèque Nationale de France, aux archives de L’Institut de la Propriété Industrielle  ou aux archives des Arts et métiers, ce n’est du tout pas la même chose concernant les traces iconographiques (photos, dessin, modèles…).  De plus les générations ouvrières fabricantes de ces vitrages étant éteintes depuis longtemps, les traces sont souvent perdues. Néanmoins il doit probablement en rester cachées dans des archives du domaine privé.

Un Pochoir Mystèrieux

histoire du verre MousselineDe vastes zones d’ombres persistent sur le mode de fabrication de certains verres mousselines. Par exemple le modèle en photo ci contre. En effet comment expliquer la fabrication de ce motif avec un pochoir rigide?  La plupart des motifs que l’on trouve imprimés sur les vitrages mousselines étaient composés de telle sorte que chaque éléments ajourés du décor soit reliés entre eux par ce qu’on appelle des ponts de liaisons afin d’assurer la bonne tenue du pochoir. Puisque ce n’est pas le cas du motif N° 13 qui n’a pas de points de liaisons, comment faisaient-ils pour le fabriquer industriellement alors que ce pochoir ne pouvait pas se maintenir en une seule pièce. C’est donc encore un mystère…

LIENS ET RESSOURCES

Documents et articles.

Les Modèles

Les verres Mousselines verres décorés de dentelle

Tout d’abord retrouvez tous les modèles de verres mousselines. Avec plus de 50 Motifs qui ont été numérisés sur une centaine de répertorié et sauvegardé.

Gugnon & Fils

Four de cuisson de verre ancien

Ensuite un article sur L’atelier Gugnon et Fils a été un des principaux Atelier verrier Parisien de fabrication des verres mousselines de 1870 à 1876.

Aubriot

Procede Aubriot 1876

Poursuivons avec Mr Aubriot inventeur d’un four de cuisson associé à un procédé mécanique de fabrication des verres mousselines avec voile de tulle.

Penchot

CP verrerie de Penchot

Enfin pour finir quelques données historiques sur l’ancienne verrerie fabricante de verre Mousseline située sur la commune de Boisse-Penchot en Aveyron.