. Verre armé Archives – L'atelier du verre Mousseline

Marches d’escaliers en verre 1910

Pour commencer,  l’utilisation des marches d’escaliers en verre se faisait grâce à des dalles de verres coulées sur sable ou polies. Il faut noter, que ces dalles de verre  pouvaient mesurer jusqu’à 32 M/M d’épaisseur. En fait elles étaient surtout fabriquées sur le site du Boussois par St-Gobain au moins jusque dans les années 70.

Depuis lors, la technologie a évolué, on ne coule plus de dalles pour marches d’escalier en verre. La coulée continue des début a été remplacée par la technologie “Float” inventée par Pilkington au début des années 50. Aujourd’hui, associée à d’autres évolutions comme le trempage à plat ou l’assemblage de vitrages entre eux par collage et verres feuilletés, les marches d’escaliers en verre sont devenues peu à peu bien plus courantes.

 

Une utilisation confidentielle

Tout d’abord utilisées de manière confidentielle, il aura quand même fallu attendre plusieurs dizaines d’années pour que l’utilisation du verre en marches d’escaliers se démocratise dans le grand public, notamment grâce à l’utilisation de ce matériau en architecture d’intérieure dans des magasins bien connus, et autres lieux publics contemporains.

dalle coulee

Dalle de verre coulée Saint-Gobain (1970)

Marches d’escaliers en verre

Marches d’escaliers en verre feuilleté (2014)

Une idée Ancienne

 

Cela dit, contrairement à ce que l’on pourrait croire et bien, l’utilisation de marches d’escaliers en verre ne date pas d’aujourd’hui, c’est même plutôt ancien à vrai dire, dès 1910…

Voici un texte, et des illustrations tirées d’une rare brochure publicitaire d’époque rédigée par les établissements J. Scory, miroitier parisien grossiste en produits verriers de l’époque. Les références à de grandes verreries comme Recquignies ou Jeumont et les technologies de fabrication du verre qui y sont décrites situent la publication vers 1910, peut-être même avant.

J-Scory 1910

Le verre sa fabrication

Verre a vitre Paris 1910

Verre a vitre J-Scory 1910

Marches & Contre-Marches de verre armé treillagé 

Brevetées pour escaliers translucides.

 Marches en Verre armé. Comme les Dalles Armées, dont il vient d’être question (NDL : page précédente de la Brochure), les Marches en Verre sont armées, soit de grillage métallique, soit de treillage en métal déployé, noyé dans le milieu de la masse du verre.

 

Marches d'escaliers en verre treillagé

 

Elles ont une épaisseur moyenne courante de 30 M/M avec une latitude de 1 ou 2 M/M en plus ou en moins. Ces pièces peuvent comporter sur le bord de la face supérieure une série de cabochons métalliques creux. De forme tronconique ils sont disposés en quinconces dans la masse, de laquelle ils émergent de 1 M/M.  Ces cabochons servent à recevoir une matière quelconque : plomb, asphalte, ciment, etc, susceptible de retenir le pied et d’empêcher le glissement. 

NDL : En langage d’aujourd’hui, il s’agit de nez de marche antidérapant. Actuellement encore, c’est un problème récurrent lors de la conception de marches d’escaliers en verre.

 

plan d'escalier en verre 1910

 

Avantages des Marches d’Escaliers en Verre Armé.

 

Les escaliers de Verre Armé sont clairs, hygiéniques, solides et ne sont pas glissants.

 

De plus, ils sont absolument incombustibles et de nombreuses expériences ont montré que de tels escaliers résistent seuls à l’action du feu (NDL : normes de l’époque…). Légers d’aspect, ils donnent aux constructions, outre la lumière, un grand caractère de propreté et d’élégance.  Ne se tachant pas, ils sont d’un nettoyage facile et, grâce à leur grande translucidité, ils permettent, de jour et de nuit, d’avoir en tous points un bon éclairage.

 

Emploi des Marches et Contre-Marches en Verre Armé

 

L’emploi des Marches et Contre-Marches brevetées, pour la construction des escaliers, à pris depuis quelques années (NDL : nous sommes vers 1910) un très grand développement.

Des applications ont été faites dans toutes les grandes villes de France et de l’Etranger: 

  •  Société Lyonnaise des Dépôts et Comptes Courants à Lyon. 
  • Siège Social de la Banque Suisse et Française à Paris. Escalier sur 6 étages.
Dalle de verre armé 1910

Société Lyonnaise Lyon vers 1910.

Escalier en verre arme

Banque Suisse et Française Paris vers 1910

La figure ci-dessous représente une autre application faite à Lyon, au siège social du Crédit Lyonnais à Paris.

Escalier 1910

Grand Escalier en verre du Crédit Lyonnais Paris vers 1910

Il est à remarquer que même faiblement éclairés par en dessous, les escaliers de Verre armé, dont les marches et contre-marches sont dépolies sur la surface intérieure, acquièrent une luminosité facilitant beaucoup la pose du pied. De plus, c’est du plus bel effet décoratif.

 

Liens et Sources

  • Document : ” Le verre et sa Fabrication”  Brochure éditée par les établissement J-Scory vers 1910. Imprimerie Sarger
  • Photo dalle de verre : Vitrages originaux collectés par l’atelier du verre Mousseline.
  • Photo Marches d’escaliers en verre feuilleté. Verre et Sable Magasin Gaillard Montpellier 2014.

Verre imprimé Chauny et Cirey (Maj)

En image ci-dessous, un verre imprimé coulé par la compagnie Saint Gobain Chauny et Cirey à partir de 1892. Ces verres imprimés à chaud furent notamment fabriqués à la Glacerie de Chauny dans le département de l’AISNE. Ces verres à vitres étaient brevetés SGDG (Sans Garantie Du Gouvernement ).  Pour la photo ci dessous, il s’agit d’un “Verre imprimé filigrané N°21référencé dès 1908 dans le catalogue du Miroitier CODONI à Paris.

 

Verre imprimé en relief transparent

Verre imprimé en relief N°21 1908

 

Le verre imprimé et le verre Mousseline.

Comme bien souvent dans l’histoire de l’industrie, les nouveaux procédés font disparaître les plus anciens les rendant ainsi obsolètes sur le plan technique et commercial. Le verre mousseline a été le premier vitrage occultant décoratif produit en masse à partir du milieu du 19ème siècle. Son procédé de fabrication par émaillage a chaud était lié à la fabrication du verre à vitre par soufflage au canon. Le verre imprimé lui était réalisé par coulée à plat et laminage par rouleaux de fontes. Ces vitres à motifs en relief laissaient passer plus de lumière que les verres mousselines tout en cachant la vue. De plus, elles étaient bien plus grandes tout en étant plus résistantes. Elles pouvaient aussi être colorées soit dans la masse, soit avec des émaux de couleurs dans des ateliers fabricants de vitraux

Le verre Mousseline finira par disparaître en même temps que le soufflage de verre à vitre remplacé par l’étirage Fourcault à partir de 1920. Le verre Mousseline perdurera quelques temps en fabrication à froid par sablage appelé mousselinage du verre avant de disparaître totalement.  Quant au verre coulé imprimé il évoluera d’abord vers la coulée continue dans les années 30 et aprèsguerre, pour ensuite définitivement disparaître au début des années 70.

A l’heure actuelle, les vitrages imprimés ne peuvent se trouver que dans des portes anciennes vitrées et autres recyclages de menuiseries d’époque. Ils ne sont plus produits aujourd’hui.

Verres Spéciaux Cie St-Gobain Chauny et Cirey 1897.

Ce document de la Société des Manufactures des glaces & Produits Chimiques de St Gobain. Chauny & Cirey est en excellent état de conservation. Il présente les premiers modèles de Verres Spéciaux disponibles à la vente au 9 Rue Ste-Cécile à Paris.

Imprimés et Brevetés (SGDG – Sans Garantie du Gouvernement) ces vitrages coulés de 1897 existaient dans les dimensions allant de 81 Cm à 240 Cm de Longueur pour des épaisseurs de 3 à 4 M/M. A noter qu’on y parle également de Mesures courantes très probablement calquées sur les dimensions d’usages des autres vitrages existant de cette période. A ce propos il est important de préciser qu’à cette époque chaque région, voir commune, avaient leurs propres usages en terme de dimensions de fabrications de vitrages, (Mesures Nord, Midi, Lilloise…).

Il n’y avait pas encore de normalisation à l’échelle Nationale ou internationale…

 

verres speciaux

 

 

Un comparatif verre imprimé – Verre mousseline (é).

Ce qui est très intéressant dans ce petit catalogue, c’est la présence qu’un comparatif publicitaire Verre imprimé / Verre Mousseline. On y vante les différents avantages du verre imprimé face à son concurrent plus ancien alors produit à grande échelle par les verreries industrielles. Outre les différences d’entretien et de luminosité, on retiendra surtout les différences de dimensions et d’épaisseurs.  En effet il est rare de trouver du verre mousseline de plus de 130 x 60 cm pour une épaisseur de 3 M/M au maximum.

Néanmoins il en existe en plus grande surface, mais il s’agit alors de verre dit “Mousseliné“. C’est à dire fabriqué a froid par pochoirs et sablage ou gravure acide.

Vitrage imprimé

verres speciaux

Modèle de vitrage ancien

Vitre a relief

Verre a vitre ancien imprime a relief

La coulée Chance 1885 à 1890.

L’idée de donner des textures au verre plat est bien antérieure  à 1892. Un des premiers vitrage texturé à été le verre nommé “Cathédrale“.  D’abord coulé sur une table en fonte, un rouleau le laminait ensuite pour obtenir une glace mince. Une fois le verre raffermi a un temps donné, il était alors redressé à la verticale pour être recuit dans des carcaises (Four de recuisson lente). Une fois refroidi le verre se retrouvait translucide et déformé en surface irrégulière.  Pour le verre imprimé,  l’idée du maître de Verrerie William Edward Chance à Birmingham était de couler du verre en fusion entre des rouleaux pour le laminer sur le dessus et le dessous simultanément. Ainsi le vitrage laminé était poli sur le dessous, ce qui était très novateur pour l’époque. Saint-Gobain obtint en 1892 l’exclusivité pour la France de ce procédé au moins jusqu’en 1914.

Ancienne machine d'impression sur verre

Machine a imprimer le verre a relief en 1928

 

Pochage du verre

Pochage du verre en fusion 1928

 

La glacerie de Chauny en Bref.

Au départ le site Chauny n’est qu’un entrepôt à l’ouest de Saint-Gobain. La Compagnie y stockait d’une part ses matières premières nécessaires à la fabrication des glaces. D’une part le sable, la soude, et des terres réfractaires et d’autre part, ses expéditions de glaces brutes vers Paris. En Février 1795 le site s’agrandit avec l’acquisition des Grands Moulins de Chauny. Des machines à polir les glaces y seront installées par l’ingénieux charpentier Brancourt. En 1806 autres acquisitions avec les moulins de la Croix Saint-Claude pour de nouveaux ateliers de doucissages des glaces brutes. En 1823 l’usine de fabrication de Soude située à la verrerie de Charles-Fontaines dans la forêt de St-Gobain, fut transférée à Chauny.

 

Presentoir ancien vitrage chauny et cirey

Presentoir St-Gobain Chauny et Cirey

 

Par la suite tous les appareils de doucissages furent remplacés par des appareils à tables circulaires nommés « Plateformes ». Ces “tables” pouvaient atteindre un diamètre de 10 Mètres. En 1914 les usines de Saint-Gobain et Chauny étaient capable de couler et travailler plus de 270 000 Mètres carrés de glaces, y compris les vitrages spéciaux. On entend par “vitrages spéciaux” le verre imprimé à motif, les verres striés, cathédrale, armé, ou prismatique ainsi que les dalles de verres coulés pour le sol. A noter également une production de verres moulés pour l’automobile, les projecteurs ou les télescopes.

 

Une destruction pendant la grande Guerre de 1914.

Comme beaucoup de sites industriels du Nord de la France l’usine de Chauny fut complètement détruite par l’ennemi. Après la guerre le site ne fut pas reconstruit. Son industrie de production des glaces fut reprise sur le site de Chantereine sur le territoire de Thourotte dans le département de l’OISE.

 

 

Chauny et Cirey.

La dénomination Chauny et Cirey vient de la fusion entre la compagnie de Saint-Quirin Incluant les glaceries de Cirey (Meurthe et Moselle) et Mannheim (Allemagne) avec celles de Saint-Gobain et Chauny. La société anonyme « Manufactures des Glaces et Produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey » naît officiellement le 11 Juin 1855*.

 

Manufactures des glaces et produits chimiques Saint-Gobain, Chauny & Cirey

Action de la Manufactures des glaces et produits chimiques Saint-Gobain, Chauny & Cirey

Verrerie de Chauny 1911

La glacerie de Chauny en 1911

Verrerie de Cirey Meurthe et Moselle

Etang de la glacerie de Cirey en Meurthe et Moselle.

Catalogue de 1923 (Extrait)

 

Quelques chiffres sur la production vers 1923 :

  • 1 400 000 Mètres carrés de verre coulé et armés.
  • 1800 Tonnes de verres moulés ordinaire.
  • 540 tonnes de moulages en verre extra-clair…

 

Catalogue 1923 Chauny et Cirey

Catalogue ancien verres coules St Gobain Chauny & Cirey.

Dessin Verre a vitre ancien en relief

Modèle de Verre imprimé a relief .

Ancien motif de vitrage en relief

Vitrage gravé en relief à chaud.

Verre imprimé ancien Guimard

Modèle de vitrage ancien N° 18.

Figured rolled glass 1923

French Figured Rolled Glass 1923.

Vitrage français 1923

Vidrio impreso France 1923.

Decor de verre en relief ancien

Chauny et Cirey vitres imprimées en relief.

verre en forme de cul de bouteille

verre fond de bouteille

 

Pour en savoir plus visitez la page : Inventaire /verre à relief

 

Sources :

Sources photos :

  • Ma Collection personnelle à l’Atelier
  • La Revue Verre et Glace N° 7 1928
  • Catalogue Original Chauny et Cirey 1897
  • Catalogue Original Chauny et Cirey 1923
  • Le site du cercle  Guimard

Autre Sources: 

Tarif de miroiterie Lille 1895 ( mise à Jour)

Tarif de miroiterie

Tarif de miroiterie en 1895

Bien qu’en très mauvais état, cet ancien tarif de miroiterie nous renseigne sur les différents types, conditionnements et prix des verres à vitres courants commercialisés en 1895.

 

 

A/ Tarif de miroiterie

Gravure sur verre Leleu Fils

Tout d’abord cet ancien tarif de miroiterie a été édité par l’atelier de gravure sur verre, vitraux et vitrerie Leleu installée en 1880 au 157 boulevard de la Liberté à LILLE. L’atelier de gravure sur verre à l’acide LELEU-FILS a été installé en 1884 au 19 Rue sans pavé aussi à LILLE. Cette entreprise était également un dépôt des verreries DELILLE et Cie D’ANICHE au 114 Boulevard de la liberté toujours à LILLE en 1887.

 

D’après un entête d’un document de 1887 cette entreprise commercialisait des :

Verres à vitres, Mousseline, cannelés, Dépolis, bombés… Mais aussi des verres de Couleurs, Unis coulés, givrés. Des rosaces, des cives des cabochons et bien d’autres produits verriers de l’époque.

 

 

B/ Tableau de Verre simple.

Le Verre dit « simple » est d’environ 1 Millimètre d’épaisseur. Le terme « Fausses mesures » peut désigner des mesures soit non contrôlées soit non normalisées. De plus la signification exacte des colonnes de nombres est pour le moment indéfinie.

 

 

C/ Des Conditionnements curieux.

Ces deux tableaux présentent ensuite, un ensemble de conditionnement de vitrages anciens vendus en caisses correspondant très probablement à des dimensions normalisées locales* de l’époque.

Ligne du haut : 3ème Choix, 3ème Choix ½ Double (environ 1.5 M/M d’épaisseur), 3ème Choix 3M/M ou verre triple (environ 3 M/M d’épaisseur)

A noter que les prix sont en Francs et vont de 1,50 à 10 Francs suivant dimensions et épaisseurs. Le tarif est à la feuille de verre.

 

Les Mesures:

DOUAISIENNES (Douai), GRANDES LILLOISES, VALENCIENNES, LILLOISES FORCEES, FLAMANDES, BOULONNAISES (Sans doute Boulogne sur Mer), CALAISIENNES (Calais), LYONNAISES, ALSACIENNES, DUNKERQUOISE, PICARDES, DOUBLES MANCHONS** (Grande longueurs et largeurs), ROUBAISIENNES (Roubaix), DOUBLES MANCHONS** LILLOIS, WALLONNES, LORRAINES, DOUBLES MANCHONS** LILLOISES FORCEES, TOURQUENNAISES (Tourcoing), ARTESIENNES, MAXIMUS (Très grandes dimensions 1590 x 1110 M/M…).

EXTRA : Mesures Belges. 6 Francs le mètre carré.

*NDL : L’origine de cette pratique reste à découvrir…

** Le terme « Manchon » désigne une taille de cylindre de verre soufflé Bouche qui une fois coupé et étendu devenait du verre à vitre plat.

Voir aussi : Penchot Conditionnement des Vitrages

 

D/ Les verres décoratifs

Ensuite vient Les tarifs des vitrages anciens en Mesures courantes Cannelés et Mousselines.

On les trouve en MESURES COURANTES ET MESURES LILLOISES. Les prix variaient entre 0.85 et 2.30 Francs suivant les épaisseurs, Simple (1M/M) ½ Double (1.5 M/M) et Double (2 M/M)

Plusieurs Choix et dénominations sont Lisibles.

3ème et 4ème Choix,

Verre dépoli,

Verre Cannelé

Mousseline

Bandes Mousselines

Mousseline Mat

Mousseline Tulle

 

En dessous divers accessoires sont à la vente, étain et plomb pour le vitrail, pointes de vitriers, Cloche à boutons…

 

 

E/ AUTRES vitrages industriels

Dans cette partie du tarif de miroiterie ce sont d’autres vitrages anciens industriels qui sont proposés. Les épaisseurs sont de 1.5 et 2 M/M environ.

De Haut en Bas :

  • PANNES ordinaires en verre (Sorte de tuile transparente) au prix de 0.35 ou 0.45 Francs Pièce.
  • DALLES en Verre coulée vendue 0.40 Francs le kilo.
  • VERRES Cavé et losangé. A 4.10 Francs le Mètre carré.
  • VERRES imprimés à 7.50 Francs /M2
  • Perforés (Vitrages anciens inconnu) à 15 Francs /M2
  • VERRES imprimés en couleur à 10 Francs Le Mètre Carré.

NDL : Il est important de noter que les vitrages imprimés de cette époque étaient vendus bien plus cher que les verres à vitres mousselines.

 

 

F/ Les verres de Couleurs

  • Vert, Rouge, Bleu, Jaune, Violet de 2,50 à 3 Francs La feuille.
  • Coulé Blanc ou teinté (Verres plus épais Clair ou couleurs) 5 à 6 Francs le Mètre carré.
  • Rouge Granuleux à 9 Francs le Mètre carré.

 

 

G/ Les Rosaces.

Les rosaces sont des petits carreaux se logeant dans des angles ajourés de portes anciennes vitrées. Il y en avait aussi de plusieurs sortes. Les dimensions de ventes vont de 120 x 120 M/M à 240 x 250 M/M

Les prix variaient de 0.20 à 2 Francs pièces suivant la dimension et le type :

 

 

H/ Tarif de miroiterie et Glaces Etamées

Il s’agit surtout d’argenture à Façon ou de miroir au détail.  En fait Le Terme Glace Etamée désigne une argenture à base d’étain et de nitrate d’argent. Néanmoins l’argenture Etain / Mercure était déjà officiellement interdite depuis 1850. Mais cette pratique a quand même perduré très longtemps dans les ateliers de Miroiteries.

En dessous des Tablettes en glace argentée et des plaques de propretés (Petit verre biseauté et percés pour les poignées de portes et signalétique) sont proposées à la vente.

Sources :  Tarif de miroiterie LELEU & Fils Décembre 1895.

Autres sources : Centre de Mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche.

Remerciements à Mr Van Lierde.

 

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