.Première sableuse Mr Tilghman 1877 – L'atelier du verre Mousseline
Fabricant de vitrages anciens

Première sableuse Mr Tilghman 1877

La première sableuse

 

Voici un extrait d’un célèbre ouvrage sur le verre écrit par Eugène Péligot, en 1877.  Il  décrit la toute première sableuse pour la gravure sur verre par projection de sable.
“…Pour compléter l’énumération des procédés de gravure du verre, il convient de dire quelques mots d’un procédé purement mécanique. Il consiste à corroder le verre en projetant du sable à sa surface au moyen d’un jet d’air ou de vapeur. Le verre se trouve alors rapidement dépoli.
Ce fait, observé récemment par un Américain, Mr Tilghman, est mis à profit pour graver sur le verre.  Il est vraisemblable qu’il se pliera à des usages variés. Plus tard il remplacera, en partie, la gravure à la roue ou même à l’acide fluorhydrique.

 

Description

L’appareil dont on se sert à cet effet est très simple. C’est une trémie contenant du sable bien sec. Ce Sable s’écoule d’une manière continue par un tube.  On peut règler la longueur et l’inclinaison de manière à graduer à volonté la chute du sable. Cet écoulement se fait par un tube étroit placé un peu au-dessous du tube qui amène le jet de vapeur ou le vent d’une machine soufflante. Des trous d’air, comme dans les trompes, sont pratiqués à une petite distance du tube qui amène le vent.

Première sableuse

Un jet de Sable

Le sable, entraîné violemment par ce jet, est projeté avec force sur le corps qu’on soumet à son action.
La figure  ci contre représente la disposition d’une sableuse construite par M. Hervé-Mangon.
En faisant varier la quantité de sable, le volume et la vitesse de l’air, ainsi que le diamètre du jet, on produit des effets plus ou moins rapides. Il convient d’éviter les poussières fournies par cette opération en enfermant cette première sableuse dans une cage vitrée.

Les Abrasifs

Des substances bien plus dures que le verre sont rapidement corrodées par le sable ainsi projeté à leur surface. Dans les premières expériences faites à New-York, en employant une pression de 136 kilogrammes, on a percé en 25 minutes un trou de 0,032 m de diamètre dans un bloc de corindon avec une pression de 45 kilogrammes, en 3 minutes. Un trou de 0,032 m de diamètre et de 0,008 de profondeur a été fait dans une lime en acier. Le poids d’un diamant a été sensiblement diminué en une minute et une topaze a été détruite.

Sur le Verre

Pour le verre, il faut peu de pression. Le soufflet d’une lampe d’émailleur suffit.  On peut facilement graver, dans les laboratoires, les divisions des tubes gradués, les étiquettes des flacons, etc… Quelques minutes suffisent pour dépolir une plaque de verre de 2 décimètres carrés.
Les parties du verre qui doivent rester intactes sont recouvertes d’un patron en papier ou d’un vernis élastiques qui forme les réserves…”

Sources Gallica: Traité Péligot.

Artisan Verrier

Christian Fournié est Maître artisan verrier en Métier d'Art installé depuis 1997 et spécialisé dans la reproduction de vitrages décoratifs anciens. Son atelier de gravure sur verre s'appelle "L'atelier du verre mousseline" et se trouve à Beaufort dans la région viticole du Minervois (Sud de la France).